Growth-hacking

Le growth-hacking est un nouveau métier du web qui s’est popularisé ces dernières années. Sa spécialité ? Optimiser la croissance de l’entreprise avec les moyens du bord.  Focus sur un métier aussi controversé que populaire.

Growth-hacker : définition et origines

Venu tout droit des USA, le métier de « growth-hacker » se traduit littéralement comme « hackeur de la croissance ». Le métier consiste à trouver des moyens détournés (mais légaux) pour améliorer la visibilité d’un projet numérique.

Origines

Le métier de growth-hacker prend donc racine dans la Silicon Valley et il été pensé pour les startups ne disposant pas d’un fort investissement de départ.La problématique de ces structures étant de développer le plus rapidement leur croissance, le métier de growth-hacker était né !

S’appuyant essentiellement sur des outils numériques le growth-hacker va mener une série de tests et collectionnera les casquettes et les spécialités. (seo, analyse, développeur front-end & back office, contenu, réseaux sociaux…). Il passera donc une bonne partie de son temps à analyser l’existant, mettre en place des expériences pour trouver des solutions innovantes qui développeront la croissance de l’entreprise

Un état d’esprit

Le growth-hacking est un métier difficile à cerner et à définir, puisqu’il est par nature assez changeant. En effet, le growth-hacker est un expert multitâche qui joue volontiers des nuances et qui pioche ses talents dans plusieurs expertises, afin de délivrer un savoir-faire unique basé sur l’innovation, la créativité et les données.

Le growthhacking est aussi (et surtout) un état d’esprit qui demande beaucoup d’ingéniosité pour mettre en place des « hacks ». S’inspirant de l’imaginaire des hackeurs, le growth hacker inventera des techniques inédites pour arriver à son objectif plus rapidement que ses concurrents.

Exemple d’un growth-hacking réussi : Dropbox

A sa création, Dropbox n’était qu’une petite startup sans budget marketing. Elle est pourtant devenue une entreprise cotée à plus de 10 milliards de dollars, en quelques années seulement (et sans dépenser d’argent en publicité). Comment réussir cette prouesse ? En misant sur le programme d’invitations le plus réussi de tous les temps. C’est un exemple qui montre la puissance d’une stratégie de growth-hacking réussie.

L’entreprise à mis en place un système d’invitation récompensant à la fois l’invité et la personne envoyant l’invitation. Lorsqu’une invitation à utiliser Dropbox se concrétise. La personne invitée et la personne qui envoie l’invitation gagne 250 Mo d’espace supplémentaire. Cette promesse encourage alors les utilisateurs de Dropbox à partager l’offre avec le plus de personnes possible.

L’intérêt d’un tel scénario pour Dropbox est de ne avoir à pas  payer de publicités pour se faire connaître. Elle ne se base que sur le bouche à oreille.  Ce hack a été repris de nombreuses fois sans trouver le même succès. En effet, la force d’un hack, c’est son originalité et son timing.

growth hacking métier

Growth hacking métier – source : Pixabay

Missions du growth hacker

La mission principale du growth-hacker sera de mettre en place des tests pour aboutir à son unique objectif : la croissance de l’entreprise.

Il validera avec sa direction les indicateurs de croissance à atteindre (vente, prise de contacts, retweets…) afin de calculer les résultats de chaque tests et cherchera à es améliorer au fur et à mesure. Contrairement à certaines stratégies de croissance, le growth-hacking se caractérise par une croissance rapide.

AARRR: Acquisition – Activation – Rétention – Referral – Revenu

AARRR est un acronyme pour Acquisition – Activation – Rétention – Referral – Revenu. Il a été proposé par Dave McClure et résume le champ de possibles du growth hacker. Tout growth hacker travaillera sur ces cinq points.

  • Acquisition : l’acquisition est la première étape d’une stratégie marketing . Il s’agit d développer des moyens pour acquérir de la visibilité pour son produit. Les canaux les plus classiques sont le SEO, SEA, réseaux sociaux, marketing de contenus, mailing…
  • Activation : L’activation consiste à activer son audience, c’est-à-dire, transformer les internautes en utilisateurs. Il faut par exemple optimiser sa landing page ou son mailing de réponse via une newsletter programmée. Cette étape doit donner envie à l’utilisateur d’aller plus loin.
  • Rétention : il faut ici faire revenir l’internaute et lui donner envie de participer ou de souscrire au produit. Cela peut se faire par le biais de mises à jour ponctuelles, la publication d’un nouvel article, l’organisation d’une conférence en ligne. La mise en place d’une stratégie de rétention constitue une partie importante et cruciale du travail du growth hacker. Elle va permettre de constituer une communauté solide et active pour envisager les prochaines actions.
  • Referral : une fois la communauté soudée, il faudra la faire grandir. La growth-hacker interviendra alors dans la mise en place de stratagèmes efficaces. Il pourra proposer des scénarios (cf Dropbox) pour développer l’engouement autour de la marque. Seule limite, l’imagination (et le budget alloué.) Cette étape est probablement la plus importante pour le métier de growth-hacking.
  • Revenue : l’étape de monétisation n’intervient qu’en fin de parcours et constitue la cerise sur le gâteau. Celle-ci est à penser en toute fin et n’aura de raison d’être que si les étapes précédentes sont fonctionnelles et régulièrement optimisées.

Compétences d’un growth-hacker

  • Autodidacte : un growth-hacker est avant tout un autodidacte passionné et très curieux. Il n’existe pas de manuel du succès. Le growth-hacker passera du temps pour optimiser son tunnel marketing et ses processus AARRR.
  • Curieux : véritable touche à tout, le growth-hacker se démarque par sa curiosité du métier et de celui de son client. Il n’est pas expert, mais il sait s’intéresser à domaine dans lequel il évolue
  • Capacité à se remettre en question : Un growth-hacker apprendra de ses échecs. Il doit pouvoir se remettre en question facilement et rebondir pour continuer à améliorer ses stratégies.
  • Techniques : s’il existe plusieurs écoles de pensées, la pus courante est celle-ci. Un growth-hacker doit savoir coder un minimum. En effet, cet expert ne peut pas toujours compter sur un développeur pour faire avancer ses hacks. il doit être capable d’automatiser lui-même ses propres scripts pour lancer des tests et évaluer le potentiel de ses idées.
  • Culture web & créativité : un growth-hacker connaît très bien le web et ses codes. Il est en veille permanente sur les différentes tendances et saura communiquer et tisser un réseau qui lui servira à développer son expertise.
  • Stratège : le métier de growth-hacker demande un forte sensibilité orienté business et une vraie capacité pour mettre en place des stratégies fonctionnelles et innovantes.

Salaire & formation

Le salaire d’un growth-hacker débutant démarre à 35.000€/an. Après quelques années d’expériences, il peut vite monter autour de 50.000€ en fonction des projets qui lui seront confiés. Un growth-hacker senior.  Il n’existe pas d’école spécialisée dans le growth-hacking. Une école de marketing ou de développement peut cependant convenir pour acquérir les bases et évoluer vers ce métier.

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